Rencontre avec Moriarty

Rencontre avec le groupe Moriarty en concert le 28 avril 2015 au Théâtre Lino Ventura.

Qu’est-ce qui vous a amené à créer votre propre label « Air Rytmo » ?

Nous faisons tout nous-mêmes, de l'écriture des chansons au graphisme et ce depuis des années. Avoir un label nous permet de faire les choses à notre rytme et de faire nos projets sur mesure et d'en être entièrement responsables. Air Rytmo est un anagramme de Moriarty d'ailleurs.

La dernière fois que vous avez joué à Nice (Théâtre Lino Ventura) en 2010, vous présentiez en avant –première l’album « The missing room ». Arrivez-vous à fédérer le public autour de titres à découvrir ?

Nous avons cette chance que les spectateurs qui viennent nous voir et écouter en concert, sont souvent curieux et nous font confiance. Ils s'attendent à trouver un univers familier depuis notre premier disque "Gee Whiz But This Is A Lonesome Town" qui est pourtant aussi en évolution constante. Lors de notre venue nous jouerons des titres des 2 premiers albums mais aussi sans doute des chansons de "Fugitives"(un album de reprises Folk, Blues retraçant les origines musicales de Bob Dylan - paru en 2013) et de notre dernier disque "Epitaph" (Album sorti le 13 avril 2015).

Vos divers voyages ont-ils un impact sur vos compositions ?

Cela fait 7 ans maintenant que nous voyageons dans le monde entier pour faire entendre nos chansons. Forcément nous rencontrons d'autres artistes, des façons de jouer, de penser la musique, des histoires de différentes cultures et des instruments que nous ramenons dans nos valises. Après une lente maturation, tout cela infuse sous une forme ou une autre dans nos chansons !

Votre nouvel album, « Epitaph », a un titre lourd de sens. Quels messages souhaitez-vous faire passer ?

Groucho Marx des Marx Brothers un jour a dit qu'il aurait voulu comme epitaphe : "Excusez-moi si je ne peux pas me lever" ! La joie dans la mort !

 Epitaph est un disque à la fois mélancolique et rytmé, profondement optimiste et sans espoir, pleins de souvenirs et débordant de fuites en avant, à l'image de notre époque. Plusieurs chansons de cette nouvelle collection gravitent autour de l'Au-Delà, convocation endiablée des morts et des vivants, dans l'idée que nous ne sommes sur cette terre que pour un court moment et autant faire acte de joie autant pour les vivant(e)s que pour les disparu(e)s !

Lors de votre dernier passage à Nice, vous jouiez « regroupés » au centre de la scène. Est-ce que la mise en scène revêt autant d’importance que la musique à vos yeux ?

Vous parlez certainement d'un moment où nous jouons devant un micro. Ce n'est justement pas une mise en scène mais pour une raison technique ! Ce micro à ce moment capte toute l'intensité musicale acoustique et permet de jouer à un volume naturel contrairement à beaucoup de groupes qui souvent distribuent eux-même à l'entrée des salles de bouchons pour les oreilles !

Les chansons sont bien sûr pour nous le principal. Les effets de lumière et la scénographie ne sont là subtilement que pour incarner les chansons.